La NissanSentra est l’une des voitures les plus populaires chez Nissan. La nouvelle Sentra, qui a remplacé la Datsun 210 à propulsion en 1983, présente quelques modifications mineures pour sa sixième génération.
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Peu de changements
La future Sentra adopte une calandre avec de nouveaux blocs optiques; un ensemble qui ressemble à celui de l’Altima. À l’arrière, les feux subissent de légères retouches de nature esthétique avec quelques retouches de chrome autour.
Une vieille flamme
D’un côté se retrouvent les voitures procurant un plaisir de conduite et un aspect visuel intéressant : on peut classer les Mazda3, HondaCivic et VolkswagenGolf dans ce créneau. De l’autre côté se retrouvent les autres, celles qui manquent de mordant, d’originalité, de ce petit quelque chose qui les démarque du lot. Malheureusement pour la Sentra, elle se retrouve dans ce dernier clan. Elle n'a rien de vraiment mauvais en soi, mais rien n’est excitant non plus. On se croirait dans une relation de couple vieille de plusieurs années, alors que la flamme n’est tout simplement plus de la partie.
Plus grande que prévu
Timide, la Sentra l’est d’abord au niveau de ses lignes, qui n’ont rien d’extravagant. Sobre et quelque peu maigrelette, elle fait figure de parent pauvre face à des modèles comme la Mazda3 et la HondaCivic. Puis, ses proportions étant ce qu’elles sont, la voiture laisse paraître des dimensions plus petites que celles de ses rivales, ce qui n’est pourtant pas le cas. Et il s’agit là d’un problème de taille, puisqu’il engendre un questionnement de la part du public face à la pertinence d’offrir chez Nissan une compacte comme la Sentra, alors qu’on nous propose aussi la Versa en version berline.
Sobre et sans surprise
À l’intérieur, la Sentra propose un poste de conduite à l’image de sa carrosserie. C’est sobre, sans éclat et sans grande innovation esthétique. Bref, c’est conventionnel. On y retrouve d’ailleurs un bloc d’instruments à éclairage orangé typique de la marque, des teintes on ne peut plus neutres ainsi que des matériaux d’une qualité plutôt ordinaire. À ce compte, la Versa fait mieux.
L’espace à l’avant est très bien, alors que c’est un peu juste pour les genoux à l’arrière. Deux grands cadrans, pour le compte-tours à gauche et l’indicateur de vitesse à droite, sont situés dans une nacelle à l’épreuve du soleil. Au centre de ces deux cadrans, un petit écran circulaire fournit le reste des renseignements, soit l’odomètre, le niveau d’essence et la température du liquide de refroidissement. Tous ces cadrans sont éclairés en orange en tout temps. C’est simple et efficace. La console centrale est bien aménagée avec tout en haut un coffre de rangement, puis le lecteur CD, la radio et ses commandes de bonnes dimensions.
Mécanique éprouvée
Mécaniquement, le petit quatre cylindres de 2,0 litres fait du bon boulot. Il n’est pas trop gourmand et a su, jusqu’ici, démontrer une fiabilité exemplaire. Jumelé à la boîte manuelle, il livre des performances correctes et un rendement qui n’est pas à dédaigner. En revanche, la boîte automatique à variation continue Xtronic, que Nissan utilise à outrance depuis quelques années, affecte légèrement les performances. Sur le modèle SE-R, on retrouve les 2,5 litres DACT 177 chevaux à 6000 tr-min et 172 lb-pi de couple à 2800 tr-min, avec une transmission CVT. Sur le modèle SE-R Spec V on retrouve le même moteur de 2,5 litres qui développe une puissance de 200 chevaux à 6600 tr-min et un couple de 180 lb-pi à 5200 tr-min jumelé à une boîte manuelle à 6 rapports.