Mitsubishi veut renforcer son image sur le marché très concurrentiel des multi-segments. Son arme d’attaque? Un MitsubishiOutlander 2010 adoptant la calandre « avion de chasse ». Nous en avons pris le volant.
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Montée en gamme
Sans contredit, la nouvelle calandre de Mitsubishi est un argument visuel de poids. Baptisée jet fighter, elle ajoute un dynamisme à une ligne qui n’évolue par ailleurs qu’assez peu. En effet, au chapitre des changements, le reste de la voiture ressemble à un jeu des sept erreurs : on note ainsi les rétroviseurs, légèrement retouchés afin d’améliorer l’aérodynamique, et le hayon qui évolue très subtilement. Cependant, Mitsubishi a souhaité renforcer le sentiment « haut de gamme » de l’Outlander 2010 en y ajoutant des insertions de chrome sur la calandre et les flancs.
À l’intérieur, la montée en gamme se veut plus marquée, avec du simili cuir sur la grande planche de bord et les contre-portes, le tout rehaussé par des doubles piqûres argentées du plus bel effet. Les commandes de l’air conditionné gagnent également quelques touches de chrome. L’ensemble, s’il donne une véritable sensation de qualité, manque cependant d’un peu de vie et donne une impression de dépouillement. Dommage.
Si les bruits du moteur et de roulements sont assez bien étouffés, il reste malgré tout des bruits aérodynamiques un peu trop présents pour donner une véritable sensation de haut de gamme. On pourra cependant couvrir les bruits grâce à un système audio Rockford Fosgate à 9 haut-parleurs en option.
Moteurs en progrès
Sous le capot, on retrouve les deux mêmes propositions que sur le modèle 2009 du VUS de Mitsubishi. L’Outlander ES est doté du 4 cylindres 2,4 litres de 168 chevaux couplé à la boîte à variation continue. On remarque toutefois le beau travail fourni par Mitsubishi qui fait passer les consommations de 10,5 à 9,5 l/100 km en mode mixte sur la version à deux roues motrices.
La marque fait encore plus fort avec le V6 3 litres des OutlanderLS. Celui-ci gagne en puissance et développe désormais 230 chevaux. Pourtant, la consommation moyenne diminue de près d’un litre aux 100 km en passant à 11,2 litres. Le V6 n’est disponible qu’avec la transmission automatique à 6 rapports. Contrairement à l’Europe, le Canada n’a malheureusement pas droit à la fabuleuse boite à double embrayage « TC-SST » de la Lancer EVO.
Par routes et chemins
Disponible en 4 roues motrices dès le modèle ES, le MitsubishiOutlander 2010 adopte le « Super All Wheel Control » qui gère les contrôles électroniques des différentiels avant et central. Le conducteur peut donc choisir entre 2 roues motrices pour les conditions normales, 4 roues motrices pour la faible adhérence et le blocage du différentiel pour le véritable tout terrain.
Plutôt à l’aise sur la route, l’Outlander profite d’un châssis équilibré et sain. S’il prend un peu de roulis, il reste bien en place en courbe et accepte les changements de direction avec une agilité surprenante pour un tel gabarit. Les sorties de virages sont avalées sans problème grâce à la motricité de la traction intégrale. Sécurisant, agile et confortable, le VUS exploite ici sa véritable vocation routière.
Le MitsubishiOutlander montre du coup ses faiblesses lorsqu’il sort des sentiers battus. S’il acceptera sans problème le « tout chemin » et les conditions météo difficiles, le véritable tout terrain pourra le mettre en difficulté. On ne peut s’empêcher de remarquer par exemple une garde au sol minimale de 2,5 centimètres...
Plus dynamique, bien équipé et doté d’un comportement routier vraiment agréable, l’Outlander 2010 est aussi plus cher que la génération précédente. Ses tarifs démarrent à 25 498 $ pour un OutlanderES 2WD et grimpent jusqu’à 34 498 $ pour le luxueux XLS 4WD.