par Jean Desbiens
24 janvier 2007 - Il n'y à pas à dire, l’achat de pneus d’hiver n’est pas très palpitant.
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Depuis l’invention du pneu démontable par les frères Michelin, on constate que sa forme n’a pas changée. Pour une personne normalement constituée, ce n’est pas plus qu’un gros beigne de caoutchouc que l’on change sur notre auto de temps en temps. Mais il y a toute une petite révolution technologique qui se cache derrière.
Un pneu d’hiver moderne ressemble autant à un pneu produit dans les années 70 qu’une Smart à un Hummer. Comment ça ? De continuelles recherches sont faites dans le beau monde des pneumatiques. On débute par la gomme. Le caoutchouc est le matériel qui est à la base de la conception du pneu. En gros, il y a deux familles de caoutchouc, naturel et synthétique. Le premier donne une parfaite adhérence et se désintègre vite, le second résiste à l’abrasion de la route, mais reste toujours dur. Le secret des constructeurs réside dans le parfait mélange des deux, qui, combiné avec des empreintes de plus en plus sophistiquées, permet d’offrir d’excellents pneus. Surtout ceux utilisés dans la neige et la glace. Aujourd’hui, le moins cher des pneus d’hivers est plusieurs fois plus performants que les meilleurs proposés il y a trois décennies. Il est aussi performant à basse température et sur surface enneigée que le plus dispendieux disponible sur le marché présentement. Nos pneus à 70 dollars pièces vont cependant se faire entendre sur l’autoroute et devenir glissant sur l’asphalte sec. Mais ils restent très sécuritaires pour la saison froide. Le plus cher se comporte comme un pneu de haute performance dans toutes les conditions routières. La dernière invention sur le sujet est très intéressante : les crampons rétractables. La compagnie Nokian a développé un crampon en carbure de tungstène qui résiste à l’usure, car il rentre dans la semelle du pneu lors qu’il est en contact avec le bitume, mais il reste actif sur la glace. Cette idée est reprise depuis quelques années par d’autres fabricants. Quelque soit la marque ou le prix du pneu d’hiver, il n’y a plus de raison en 2006 de rouler en quatre saisons dans la tempête à moins d’être irresponsable.
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